L’architecture brutaliste à Lyon

On a tous en mémoire les lignes géométriques de la Cité Radieuse du Corbusier. Les ornements laissaient place à la nudité d’un matériau brut controversé. Certains lui reprochaient une certaine froideur, tandis que d’autres lui devinaient des nuances insoupçonnées. Le béton est l’emblème de l’architecture brutaliste.

En Europe, des architectes font émerger des bâtiments imposants, tout droit sortis d’un film de S.F. Marcel Breuer et ses amis, en héritiers des préceptes du Bauhaus, éliminent le superflu pour ne garder que l’essentiel : le trait d’un croquis au crayon.

A Lyon, l’architecture brutaliste est moins radicale. On lui accorde même une certaine douceur. Imaginé à l’origine comme une coquille Saint-Jacques par Charles Delfante et Henri Pottier, l’auditorium s’est vu affublé de nouveaux éléments au fil de la construction. Aujourd’hui, c’est un mollusque hétéroclite qui se présente aux mélomanes.

 

photos : Aurélie Alex